La pub online c’est fini, et pas que chez Free !?

January/6 — 30 commentaires sur cet article

Que se cache-t-il derrière ce titre aguicheur ?

Vous avez tous entendu parler du “#adgate“, la polémique liée à la nouvelle fonctionnalité apparue sur la free box il y a quelques jours.

Celle-ci, activée par défaut en version beta, serait capable de masquer plusieurs types de publicités, outre le display classique, certains autres formats sont concernés. Mais plus que ça, il semblerait que cela puisse aussi générer des soucis à la capture de données d’outils tels que Google analytics et autres, bref espérons que cela ne pose pas trop de soucis.

Si je me suis décidé à écrire cette note, ce n’est pas pour donner mon avis sur la situation, mais plus pour évoquer une tendance de fond !

En effet, le pas que Free a franchi ces derniers jours n’est que le premier vers un changement drastique des équilibres digitaux.

Aviez-vous déjà entendu parler de AdTrap ?
Projet lancé sur la célèbre plateforme Kickstarter, celui-ci a déjà dépassé toutes les espérances de financement avec 213.000$.

Ce fameux projet propose la commercialisation d’un boitier de Adblocker qui se place entre le modem et le router, en voici l’explication

Je n’aie mis que cette initiative, mais il en existe bien d’autres, qu’elles soient hardware ou software.

Cela m’évoque donc le fait que d’ici quelques années, nous aurons tous accès d’une manière ou d’une autre à des “limitateurs” de publicités digitales.

Qu’en sera-t-il du modèle économique de la publicité ?

Je pense que si les acteurs du marché ne réagissent pas très vite en créant une plus grande pertinence et en apportant une réelle valeur ajoutée pour les consommateurs, nous risquons de dépasser le point de non-retour.

Derrière ce titre un peu aguicheur, je me dis donc que la publicité comme elle existe aujourd’hui est mise dos au mur !

De nombreuses initiatives qui vont dans le sens d’ajouter de la valeur et de la pertinence sont aujourd’hui en marche telles que le Real Time Bidding, le Community Maganement, le Brand Content, …

Mais est-ce suffisant pour éviter que les internautes rejettent complètement le média digital ? Qu’ils se fournissent en Adblocker et qu’un nouveau modèle émerge ?

Si vous avez un avis voir des pistes de réponses à ces questions, n’hésitez pas !

Cédric/c

Cedric.c

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30 responses to La pub online c’est fini, et pas que chez Free !?

  1. Sincèrement, je pense que le marché va/doit évoluer vers plus de contenu généré par les marques (storytelling) et éviter, avec un média aussi riche que celui qu’offre le digital, de se limiter à un display bête et méchant.
    Au travers du Digital, je reste même convaincu que les marques les plus importantes/intelligentes vont arriver à générer du revenu au travers de contenu intelligent à haute valeur ajoutée pour le consommateur. Le marketing digital deviendra une source de revenu!
    Mais pour cela, il faut sortir de l’âge prébubaire applicant en ligne un modèle publicitaire existant depuis des décénnies.

    • Clairement, et j’espère que ce genre d’initiatives d’adblocker et autres vont permettre d’accélérer le mouvement parce que ca stagne depuis des années.

      Alors oui certains font encore de l’argent avec le media digital, mais j’assimile ça à la régulation de la pêche. Soit tu pêche tout et un jour tu te retrouve sans rien, soit tu anticipe…

      Cédric/c

  2. Intéressant billet. C’est moins pour les éditeurs que pour Google Adwords qu’il faut s’inquieter, car il n’existe aucune solution technique qu’ils pourraient implémenter qui les mettent a l’abri d’un blocage.
    Un editeur, surtout de niche, pourra toujours au pire faire du publi redactionnel ce que cedbuzz appelle poliment du storytelling :) ), ou sinon faire sa propre régie ( comme fait Immoweb , skynet et d’autres )
    Helas encore une fois, ce sont toudis les ptis qu’on spotche, et ces “adblockers” vont surtout tuer le petit wbe indépendant qui n’a pas de masse critique. Quant a Facebook, ils doivent se bidonner car c’est pas demain la veille qu’on bloquera efficacement leurs pubs a eux dans leur appli mobile ou sur le feed. (Leur format latéral va surement disparaitre.)

    • Oui effectivement il existe deux poids, deux mesures.

      J’ai la naïveté de pense qu’avec le temps, et dans la lignée de cette tendance de fond, les internautes vont désertés les plateformes qui ne jouerons pas le jeu de la qualité.

      Et si Facebook ou autres se bornes à vouloir placer du display et de la pub intrusive, ils risquent de se brûler les ailes. Enfin, j’espère…

      Cédric/c

  3. Merci Cédric pour ce billet simple mais qui pose bien la situation.
    C’est plus un témoignage que des solutions que je souhaite partager. Je suis planneur stratégique digital dans une agence de pub globale, je gère un certain nombre de marques tout au long de l’année et nous pilotons des campagnes de display régulièrement. Depuis la rentrée, j’ai clairement rencontré toutes les régies avec lesquelles je travaille pour leur annoncer que nos recco allez tourner en 2013 autour de trois points :
    - Le contenu : présence et existence des marques sur les médias sociaux, sites de contenus, blogs.
    - Le RTB : La notoriété des marques et la puissance via des système d’achat d’espace bien plus intéressant pour les marques
    - Le search : continuité des actions de référencement et de campagnes adwords.

    Ce qui m’a marqué c’est l’absence de réactivité de ces régies. les réactions ont été très surprenantes :
    > Le RTB : ah oui on étudie la question ! on devrait pouvoir avancer la dessus d’ici l’année prochaine (2014 !!!)
    > Le RTB : C’est quoi ? Tu peux nous en parler un peu plus !!! (???)
    > Le search : Oui c’est normal mais faut faire attention à la toute puissance de google.
    > Les médias sociaux : Ah si tu veux on a lancé une offre pour faire de l’achat de fan ! cà t’intéresses pas ? bon !
    Au final, pas vraiment de réaction très pro actives.
    Bon moi je pense que mon travail est toujours de recommender le meilleur et le plus efficace pour les clients de l’agence, mais avec le développement des solutions de blocage de display, il va y avoir du ménage dans les régies, c’est sûr…
    Non ?

    • Moi qui suis de l’autre coté du miroir (éditeur) je suis comme vous, attristé par une certaine lourdeur de ma propre régie. Je comprends leur besoin de codifier les formats, de proposer des packages compréhensibles aux clients (Devys peut etre ?! :) ) et ils me soulagent d’une force de vente que je n’ai pas (c’est leur boulot pas le mien) mais nous éditeurs, agitons également les bras pour proposer des formats inline, hors format, format textes, et voyons toute créativité dans l’intérêt des annonceurs tuée dans l’oeuf car elle necessite “de faire un package, de formater, etc”…

      Par contre, je ne vous suis pas sur votre approche RTB/search. En clair pour vous, le seul endroit pour afficher la pub de vos clients c’est google et facebook. Cette logique me dépasse. C’est comme si tous les clients qui veulent du display physique tapaient leurs panneaux en bord d’autoroute car “c’est la que tout le monde passe”. Et tout le monde s’en fout des panneaux placés là. Et n’ouvrons même pas le débat sur la valeur d’un click dans ce cadre…

      Trop peu d’agences contactent en direct des editeurs sectoriels; par exemple. Les agences comptent sur les régies pour cela, et si les régies ne suivent pas : on tape le budget sur adwords. Evidemment je prèche pour ma chapelle :) mais j’en appelle aussi à la réflexion des intervenants. Peut etre que dansun monde “adblocké” le travail d’un ad-planneur va évoleur vers les contacts directs avec les éditeurs sectoriels de son client. Et j’aimerai vivre dans ce monde !

    • Le gros problème des régies c’est qu’avec d’autres systèmes de “publicité digitale”, ils ne pourront plus faire leurs sacro-saints tableaux qui semblent si chers aux annonceurs… Tant que les deux ne comprendront pas qu’il faut passer au-dessus des chiffres assurés et des besoins de garanties, on ne pourra pas avancer ;)

  4. Allez, je vois que les commentaires commencent à arriver, je répondrai à ton appel du pied dès que j’ai quelques minutes pour compiler mes avis “tranchants” as usual :)

  5. Je pense que le cas “Free” aura le mérite de lancer le débat à une échelle plus large que les seuls initiés et permettra peut-être aux directions marketing de se poser plus de questions avant de lancer leurs sempiternelles campagnes de display.
    La gratuité originelle d’Internet qui devait permettre de donner accès à l’information au plus grand nombre a donné naissance à un énorme espace de “business”.
    Il est vrai que la pub est devenue très (trop ?) présente sur certains sites et intrusive notamment lorsqu’il s’agit de pop-up qui viennent interrompre la lecture.
    Il va certainement falloir faire un peu de “ménage” et trouver les nouvelles règles – limites – pour que la publicité soit acceptée par l’internaute.
    Pour ma part, je n’ai pas d’idée révolutionnaire, mais par simple bon sens, je dirais qu’il faut qu’elle soit plus qualitative, plus contextuelle et moins intrusive.

  6. Je vais pas m’attarder sur le sujet du blocage en tant que tel en tout cas pas sur la partie “éthique” de la chose,
    comme le dis Cédric dans son post, il existe des tonnes de softwares qui permettent de ne pas afficher de “display” ads.
    Libre à chacun de l’utiliser ou pas, ce qui me chiffone plus c’est le cycle relatif au “ram dam” qu’on en fait : en effet c’est toujours par phase qu’on en entend parler alors qu’on sait tous qu’on est bombardé de display toute la journée.

    Le problème du display pour moi est à différents niveaux :
    - l’effet arbre de noël : il y’a clairement trop d’espace pubs dans les sites.
    Ca engendre une grosse frustration pour le surfeur (son contenu est noyé dans la pub).
    Ca engendre aucune concurrence au niveau des annonceurs/agences parce que si tu sais pas avoir le format A, bah c’est pas grave, y’en a 14 autres sur la même page, et donc dévaluation du prix … ce qui ne fait pas les affaires de l’éditeur/régie.
    - l’effet “le web c’est cool, et pas cher” : en gros, quand on a pas assez de budget pour faire un autre média, on va sur le net.
    Du coup, on se retrouve avec de la merde sous les yeux à longueur de journée, ce qui frustre encore une fois le surfeur.
    - la non pertinence du message : franchement, me servir de la pub pour VEET, ca ne sert à rien … (même si j’ai une capilarité assez sauvage)
    Le planning à l’heure actuelle en digital, ca se contente de comparer la selectivité d’un site avec une cible (déclarative) et à la limite une notion de contexte (sections ou autre) pour placer une banner …
    aucune relevance/pertinence et un “waste” monstrueux en terme de budget qui va inévitablement amener à une frustration du surfeur encore une fois.

    En gros, ce sont ces facteurs, et sans doute d’autres, qui pousseront les gens à utiliser les ad-blockers.

    Pour en revenir au poste de Devys (je me demande dans quelle agence tu bosses), personellement, je ne suis plus surpris des régies et de leur maturité.
    Ces gens sont dans une super zone de confort (et la je parle des “sales”), on leur dis de vendre ça et ils le font, y’a pas 50% de ces gens qui sont intéressés par le web et/ou les nouvelles technologies … tu leur demanderais de vendre des aspirateurs, ils le feraient de la même manière.
    Ils développe des “packages” par rapport à ce qu’ils ont en portefeuille, mais n’iront jamais plus loin.
    Si on avait du les attendre pour faire avancer le marcher, on serait encore à acheter des 468×60 bilingue non cliquable …
    Ils ont toujours été réactifs et pas pro-actifs :) c’est pas demain que ca changera selon moi.

    Pour rebondir sur Seboulay (toi, je suis sûr que tu gères un site qui commence par la lettre G et fini par la lettre Z non?), je suis d’accord avec toi,
    les agences contactent rarement les éditeurs en direct, mais je pense que c’est pour différentes raisons :
    - les régies sont sensés faire “tampons” et l’uniformisation des formats etc … à un coté pratique.
    - une notion de “respect” des régies, de ne pas les outre passer, sauf quand ca se justifie.
    - les éditeurs n’ont pas toujours les réponses/connaissances requisent pour répondre aux agences.

    La ou je ne suis pas d’accord avec toi c’est sur le coté “search/FB” et rien d’autre.
    Je fais tout à fait autre chose (cédric pourra le confirmer) et je t’assure qu’on brasse du volume et qu’on rend des régies/éditeurs heureux.
    il n’y a clairement pas que cette combo, mais ces 2 “touchpoints” sont lié à 2 sujets importants :
    - la performance : SEARCH
    - le social : FB
    c’est trendy et/ou ca doit vendre … réalité du marché en ce moment … c’est aussi simple.

    En guise de conclusion, parce que, encore une fois, on pourrait en débattre pendant des heures,
    je dirais que :
    - si les gens optent pour des solutions d’ad-blocking c’est la faute à la tri-partite annonceur/agence/régie qui n’a jamais cherché un servir des ads de manière plus intelligente.
    - les régies sont trop cadenassées dans leur day2day et ne cherche pas à faire évoluer le marcher, elles laissent les agences faire ça : reactivité versus pro-activité.
    - on commence seulement à servir du display hyper/micro targeté aux utilisateurs alors que la technologie existe depuis des années (mais la maturité du marché belge …)
    - les régies qui fixent le prix au volume, a la semaine, etc … c’est fini … ca va mourir, il faut se faire une raison. –> targeting -> pertinence -> juste prix : ça c’est l’avenir selon moi.

    je serais ravi de continuer à discuter, mais j’ai des campagnes à optimiser :)
    Bonne fin de journée,

  7. Vincent Mioc January/7 at 7:13 pm

    Simon, tu mets le doigt sur le noeud du problème.

    Petite anecodte intéressante: J’ai mangé avec un ami brand manager il y a quelques semaines. En très résumé, il m’a raconté son expérience avec les réseaux sociaux sur les 2 marques qu’il gère.

    En gros, il m’a raconté que ça fait 3 ans qu’on le bassine avec la création de contenu, le community management…et qu’il a investi de l’argent là-dedans pour des résultats décevants.

    Il s’est tourné vers Social Lab qui lui a apporté une offre compréhensible, claire et avec une garantie de résultats (le succès de la boîte témoigne du besoin du marché pour ce type d’offre). Il a terminé la conversation en me disant:” depuis que je vois Facebook comme la télé, c’est vachement plus facile. Je paye pour mon share of voice voilà tout”.

    Je pense qu’on peut attendre encore très longtemps que les annonceurs changent leur logique. Ils ont besoin de chiffres. Les BM ne sont d’ailleurs évalué quasimment que sur ça.

    • Hehe moi qui suis tout les jours la dedans, je te confirme que l’angle et la place que l’on donne au media joue un rôle primordial !

      Effectivement, ce n’est pas demain la veille que la solution viendra des annonceurs, je suis donc persuadé qu’elle doit venir des acteurs, qu’ils soient agence, régie ou autre…

      Et aujourd’hui en terme de chiffres, on se situe à la croisée des chemins entre “new media” et “old kpi’s” !

      Cédric/c

    • Tu demandes cher pour faire la pub de Social Lab? :-P

  8. Vincent Mioc January/8 at 12:49 pm

    Je vais faire un copy de mon comment et l’envoyer à SL pour voir si ils vont me payer un petit dédommagement ou même un resto.
    Le but de mon comment n’était pas de faire l’éloge de SL qui a un business à l’exact opposé de que j’essaye de faire avec ma boîte.
    C’est plutôt un constat. Et selon moi, on va plutôt vers une époque ultra rationnelle où les chiffres et la capacité à donner des garanties sera primordiale que l’inverse.

  9. Sans vouloir être trop négatif, il y a peu de chance que le monde change vite à ce niveau.

    Tout le monde sait (et ce dans tous les domaines) que la qualité doit primer sur la quantité. Mais tout le monde sait aussi que les résultats sur le court terme sont toujours privilégiés.

    J’aime beaucoup la mode du RTB, c’est génial, il y a le l’expression “Real Time” dedans !!!! Et puis quoi ? En fait … rien …

    Et pourtant, oui, le storytelling (qui ne doit justement pas être du publirédactionnel) ça fonctionne, mais il faut parfois attendre de très nombreux mois d’efforts intenses pour en récolter les fruits … et ça dans notre système c’est rarement acceptable …

    • Oui, je pense que tu as raison, mais ce que je tente de soulever dans la note c’est l’urgence.

      En effet, depuis des années, tous le monde le sais mais ne fait rien, et si on continue comme ça, ce sont les utilisateurs et ici les FAI qui vont prendre les devant. Et le mouvement semble bien en marche.

      Au final, même si effectivement on n’arrivera jamais à un système propre puisque qu’un jour ou l’autre les FAI vont commercialiser ce qu’ils filtres ou non auprès des régies. Il arrivera un moment où les seules personnes que nous pourrons atteindre ne seront pas qualitatives.

      A voir si les acteurs vont prendre ce genre de signaux au sérieux, ou non.

      Cédric/c

    • ” J’aime beaucoup la mode du RTB, c’est génial, il y a le l’expression “Real Time” dedans !!!! Et puis quoi ? En fait … rien … ”

      Tu peux développer ?
      Parce que franchement c’est assez radical et peu argumenté …
      Moi je trouve que ça valorise toutes les parties dans l’écosystème display actuel (annonceurs, agence/trading desks, editeurs et même surfeurs) … au contraire

      • Hello,

        En effet, c’était assez peu argumenté ;-)

        Le fait que cela valorise l’écosystème display ACTUEL -> Aucun problème !

        Mais par contre, je ne suis pas d’accord sur le fait qu’il y ait une valeur pour le surfeur. Parce que même si le targeting est poussé à son extrême, il n’y a jamais eu de volonté exprimée de sa part pour recevoir l’information. D’autant plus que la créativité (et ce même si l’Ad est personnalisée) est rarement au rendez-vous.

        Alors que le consommateur se pose de plus en plus de questions sur le respect de sa vie privée et qu’il se rend de plus en plus compte que ses données (y compris son comportement) ont une valeur importante pour les entreprises, le risque est grand de voir se mettre en place des comportements de protection vis à vis de toutes ces intrusions.

        Le futur est à l’intention+permission ! Le but demain sera d’arriver à capter les deux (même à des moments différents) pour proposer sur base volontaire une offre personnalisée au consommateur.

        Il ne reste plus qu’à trouver le moyen d’y arriver ;-)

        • Hello,
          merci pour ces détails, je comprends mieux du coup.
          Je sais que la majorité du re-targeting est poussé n’importe comment pour le moment,
          le problème c’est que les marques considèrent qu’une personne qui visite une page (spécifique et/ou générique) a montré un intérêt pour le contenu (produit par exemple).
          c’est trop basique et linéaire comme réfléxion, je m’explique.

          Une personne qui surfe sur la page qui affiche toutes les machines à laver sur le site pixmania va être retargetée avec une machine a laver random sans capping et sans timing de fin … –> problème et là, on est d’accord a 200% ca ne sert à rien à part irriter :)
          Ce que j’imagine (et que je mets en place accessoirement, mais c’est un autre sujet) par exemple, c’est d’arriver d’une manière ou d’une autre à qualifier/quantifier un certain nombre d’actions sur un site de marque (envers un produit) et utiliser cette information pour déclencher le re-targeting.
          Ensuite optimiser ce re-targeting sur plusieurs niveaux :
          - timing par rapport a la prochiane action (agir sur le temps pendant lequel on va re-targeter cet user s’ils clique ou pas sur le futur ad).
          - capping de diffusion (controler le nombre max de fois qu’il verra la pub pour ce produit avant de réagir) et le coupler au point 1.
          - laisser la possibilité à tout moment de se “laver” des données d’intérêt sur le produit directement dans la bannière qui sera servie en retargeting (opt-out a tout moment possible).
          - lancer le retargeting uniquement si la personne à accepter la cookie policy d ela marque en question (et donc faire intéragir directement un choix onsite avec un outils de diffusion).
          Les outils existent, cohabitent relativement bien et ca fonctionne, je peux le dire.

          Mais dans le fond, je suis d’accord que la majorité des marques, utilise des boites/outils qui font ça n’importe comment, ca vire à la dérive (ce qui est normal avec les abus) et du coup les surfeurs prendront le pli d’utiliser des ad-blocker.
          En gros si tu fais ça comme un singe, tu récoltera des peanuts …

          @Cedric, faut vraiment que j’écrive pour ton blog :P la fenêtre des comments c’est pas super agréable pour mes “romans” ;)

  10. La question que je me pose en tant que quidam (et non en tant que publicitaires), c’est :sans pub, quel business model pour les sites que j’aime fréquenter gratuitement?

    Sorry, mais je sais que les pubs télés pour des produits que je ne consommerai jamais permettent à la chaine d’avoir du pognon, pour acheter des films, engager des journalistes, etc.

    Idem pour le web.

    Faut arrêter d’être anti-tout pour rien! :)

    Oui, il y a trop de pubs. Oui certains sites (coucou 7sur7) sont des vrais sapins. Oui, le ciblage est proche de zéro parfois. Oui les pre-rolls sont une crétinerie sans nom. Mais cela me permet de lire que l’autre Kardashian a un faux pet, de voir le clip d’un coréen fan d’équitation etc.

    Voilà, je m’éloigne du débat, je sais, mais je tenais à faire ce petit point.

    Bisous sur vos calvities.

  11. Quelques réflexions au vol, sur tout ce qui a été dit

    - Je salue la réflexion sur la vie privée et je pense qu’il ne faudra pas longtemps avec que la simple collecte comportementale soit illégale. On vit déjà, en europe, dans un pays ou il est interdit depuis peu de taper un cookie sur le PC de quelqun sans son consentement ( qqun ici s’en préoccupe t’il ? Surement pas, et ca va bientot tous nous péter a la gueule )
    Une application stricte de cette loi signe la mort du cookie. D’autres choses vont dans le même sens (tout le monde hurle ca rla SNCB publie votre adresse ! Horreur ! Flash info : des tas d’autres sites font bien pire).
    Cette parano de la vie privée, qui semble en temps de crise devenir une priorité médiatique, va mener a des dérives dont on mesure pas encore les limites. A mettre dans vos plannings !

    - Le contenu gratuit. Et bien il s’en va. Le monétisable s’est déjà orienté vers les smartphones, et d’ici 2014 l’iTV (et les smartTV qui la copieront ensuite) va surement enfoncer le clou. Le plus menacé par cette évolution me semble être google. Adwords, c’est d’ailleurs visiblement déjà morts à vous lire : personne n’en parle. Ou trouver sa dose de potins “a la 7sur7″ ? Les editeurs devront s’adapter… Suffira pas de sortir une petite app et de recycler son contenu HTML… Je suppose de la monétisation in-app. Une chose est sûre, on va vers le monde du payer-pour-tout.

    - Facebook est par contre dans un siège confortable ; pendant que les médias nous surinent a prétendre qu’ils sont pas “prêts pour le mobile”, tout au contraire ! Ils ont une solution de pub mobile pas trop intrusive, inblocable, ciblée au dernier degré, et leur brave appli peut vous piquer toutes les infos privées qu’elle veut ( geoloc, habitubes, contacts, et j’en passe). Le tout en se contrefoutant des lois Web2.0 type “cookie a autoriser”. Génial ! Conseil du jour ; achetez des actions FB.

    - Dire que le futur est a la permission, je ne le vois pas ainsi. Songeons a ‘existence depuis 10 ans de bidules comme Just4You. Un gars irait-il encore s’inscrire a toutes sortes de pubs qu’il aime ? Mouais… Mais de nos jours : a condition de le payer ! (Comme feu-les-pubs par SMS) Le futur c’est a chiper la permission de façon de plus en plus cynique, et on sait qui est champion a ce jeu là.

    En résumé on assiste a une mutation pilotée par la vie privée et le mobile.

    • Donner une permission ne veut pas dire vendre son âme au diable pour le 50 prochaines années ;-)

      “Un gars irait-il encore s’inscrire a toutes sortes de pubs qu’il aime ?”

      En même temps des tonnes de gars jouent à des jeux sur Facebook en donnant des permissions sur des choses … parfois impensables …

      Mais le terme de permission est ici utilisé pour dire que l’on a conscience de l’engagement et du pouvoir que l’on donne.

  12. Dernière réflexion sur le blocage : le blocage des scripts de stats, qui est un phénomène que j’observe dans mon coin depuis des années déjà ( suffit d’ajouter /ga.js dans ses filtres Adblock ), sans même parler du blocage de plus en plus fréquent du CIM et des insupportables popups de TNSInternet.

    C’est amusant car cela va marquer un retour des systèmes de stats in-house, le bon vieux webalizer qui sait.

    • En tout cas, il semblerait que le sujet soit très vaste et permette encore de grandes évolutions. Reste juste à savoir dans quelle direction et à quelle fin ?

      Cependant il y a fort à parier que les métiers autour de ce sujet ne manquerons pas dans le prochaines années, j’espère juste que dans le tas, un jour apparaîtra ce que l’on pourrais appeler un “gardien de la qualité” ou de la pertinence. Cela aiderais grandement je pense ;)

      J’avoue qu’en écrivant cette note je ne m’attendais pas à un échange aussi riche, et j’en profite pour vous en remercier car cela éveille aussi quelques autres réflexions que je ne manquerais pas de développer, peut être même avec votre collaborations !

      Cédric/c

  13. Matthieu Vercruysse January/16 at 10:55 am

    “Voir facebook comme la télé” ?? Je retourne me coucher …

    On est bien loin de l’added value de certains touchpoints digitaux et spécialement des médias sociaux: marketing d’engagement et de dialogue.
    La pub directive étant la problématique de départ de cet article.

    Bonsoir,
    M.

    • Cela prouve surtout qu’il reste encore beaucoup de personnes et de décideurs à éduquer au brand content, ou attendent qu’ils aillent à la retraite.

      Moi j’ai choisi, et je me suis commandé un super bâton de pèlerins pour les prochaines années ! :D

      Cédric/c

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